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Eglises et mondialisation : Réflexions protestantes sur un défi universel

Fédération protestante de France
Commission Eglise et Société

La mondialisation au quotidien

La mondialisation est non seulement sujet à la mode, mais réalité dont l'emprise va s'accentuant. Elle touche tout un chacun. Analyses et discours théoriques et militants ne manquent pas à son propos, mais, voulant échapper à l'abstraction, la Fédération Protestante de France a d'abord tenté de se mettre à l'écoute de celles et ceux qui la vivent au quotidien. Pour cela, vingt interviews de personnes diverses, représentant différentes facettes du corps social ont été réalisées en 2001. Elles offrent un matériau fort riche pour ce qui est de la perception de la mondialisation et des réactions qu'elle suscite. Une analyse serrée et détaillée de ces interviews mériterait certainement d'être entreprise et se révèlerait sans nul doute particulièrement féconde.
Globalement toutefois, il ressort du corpus ainsi constitué que tout le monde sait (ou croit savoir) de quoi il s'agit, considère le phénomène comme caractéristique de notre temps et se déclare plus ou moins concerné et touché par ses effets. Prenant notamment appui sur le développement des techniques modernes de communication, la mondialisation est d'abord un fait qui s'impose et peu nombreux sont ceux qui imaginent pouvoir le rejeter absolument. La principale caractéristique du phénomène tient ainsi dans sa force, voire son caractère implacable et inéluctable. Cette force se définit aussi par son ambivalence. Nombreuses sont les positions qui en voient les potentialités positives ; même ceux qui en subissent plus particulièrement les effets négatifs pensent qu'elle pourrait être (ou se trouve même être à un certain niveau) une belle et grande chose. Mais, cette même force se révèle (le plus) souvent violence et ses effets négatifs, voire dramatiques, sont longuement évoqués et stigmatisés.

Entre globalisation et universalisation

On ne conjure pas un mal ou une menace simplement par des mots. Pourtant, plus la difficulté est grande, plus il convient d'éviter les généralisations simplistes, les amalgames et les imprécations. La première tâche éthique consiste, ici comme ailleurs, à garder son sang froid et à tenter d'analyser les phénomènes en cause. C'est ce qu'a commencé à faire la Commission " Eglise et Société " de la FPF en étudiant diverses approches de la question 1.

1 A partir des thèses de A.Minc, La mondialisation heureuse, 2001 ;
J.-Y.Calvez, Changer le capitalisme, Bayard, 2001 ;
Amartya Sen, Un nouveau modèle économique, Odile Jacob, 200 (= Development as freedom, 1999) et d'une roborative réflexion biblique sur la question présentée par J.-P.Molina.

Se dégage de cette étude comme des interviews sus-citées, la nécessité de distinguer dans la mondialisation une réalité à la fois positive et constructive et négative et destructrice. Les effets négatifs peuvent être présentés comme ceux d'une globalisation homogénéisante, destructurante et aliénante. Globaliser revient à exercer un impérialisme insidieux (" soft ") qui impose implacablement sa loi à l'ensemble de l'humanité. Sa logique est essentiellement financière et vise à retirer, au bénéfice du seul capital, le maximum de profit de toute organisation et de tout effort humains. Cette logique est, par nature, contraignante et déshumanisante et ne répond qu'à la loi des taux de rendement et de la maximisation des projets. Elle développe une stricte hiérarchie entre les possesseurs du capital et ses serviteurs, dont les défenses traditionnelles (frontières nationales, organisations communautaires diverses, réglementations sociales, etc.) volent en éclat et subissent de plus en plus la loi du plus fort. Même sur le plan strictement économique et financier, le système révèle d'ailleurs de profonds dysfonctionnements, comme en témoigne l'actuelle crise boursière. Mais la globalisation socio-économique s'accompagne aussi d'une uniformisation et d'un appauvrissement linguistiques et culturels : la richesse de la diversité culturelle cède peu à peu le pas à l'uniformité d'un mode de vie dominant, prêt à porter.
Face à ces graves dangers, les tentations de repli, de nationalisme et de communautarisme sont grandes. Mais y céder reviendrait à générer des maux pires que ceux qu'on prétend traiter. C'est pourquoi il importe de comprendre la mondialisation non seulement en termes de globalisation, mais encore d'y voir des ouvertures positives sur l'universelle vocation de l'humanité. Renoncer à l'universel en effet ne peut se concevoir que comme une régression, conduire à des enfermements identitaires néfastes, renforcer hiérarchies et inégalités et conduire à des affrontements et à la guerre. La visée de l'universel -consubstantielle d'ailleurs au message chrétien lui-même- est condition fondamentale de fraternité et de paix. Il convient donc de tenter de voir si et comment la mondialisation est susceptible de renforcer les liens universels entre humains, sans tomber dans les pièges d'une globalisation dramatiquement aliénante.

Maîtriser la mondialisation ?

La mondialisation se présente aujourd'hui comme un système complexe et tout-puissant. Or au fondement de la morale en général, du christianisme en particulier, se trouve l'axiome selon lequel l'homme doit toujours prévaloir sur le système. Est-ce possible en l'occurrence ? Trois pistes méritent d'être explorées à cet égard.

Croire et vouloir

Placer l'homme et sa dignité au centre d'un projet de société à visée universelle, revient d'abord à croire que cela est possible et qu'il vaut la peine de se battre pour y parvenir. Il n'y a de fatalité en la matière que pour ceux qui se résignent. Certes les problèmes sont immenses et complexes, les enjeux considérables et les adversaires redoutables. Raison de plus pour ne pas se laisser abattre, protester, analyser et combattre.

Réguler

La globalisation se présente comme un vaste projet de création d'un marché de libre échange au niveau planétaire, impliquant de forts mouvements de dé-régulation. Certes, bien des règles actuellement en vigueur sont archaïques, néfastes au développement global et protectrices de privilèges d'un autre âge. Leur abolition totale et sans discrimination ne peut pourtant que reconduire à la " loi de la jungle ", c'est-à-dire à la domination des forts sur les faibles et au contraire de la civilisation Il n'y a en effet pas de sociétés humaines sans règles qui les structurent et en protègent les membres les plus vulnérables. Aussi convient-il de renforcer ou de mettre sur pied des règles adaptées qui permettent l'édification d'un monde à la fois un et divers, multicolore, juste et pacifié.
L'instauration et le développement des amorces entreprises à ce jour dans ce sens (l'OMC par exemple) doivent être suivis avec la plus grande vigilance, afin que des intérêts partisans ne viennent pas se substituer à la recherche de l'intérêt général.

Démocratie, contre-pouvoirs et développement durable

La société universelle et ses règles restent encore largement à inventer. On peut toutefois légitimement penser que l'apport le plus positif des siècles passés en matière de vie politique et sociale tient dans l'instauration de la démocratie. Celle-ci se définit sommairement par : 1. la soumission de l'exercice du pouvoir au respect des termes d'un Pacte fondamental (Déclaration universelle des droits de l'homme -élargie à la prise en compte des droits économiques et sociaux, voire à ceux de l'environnement ; Constitution ou Loi fondamentale d'un pays) ; 2. la participation de tous les citoyens d'un pays à son gouvernement ; 3. la séparation des pouvoirs.
Cette forme de " bonne gouvernance " se doit aussi d'être adaptée et appliquée aux entreprises elles-mêmes, où éthique et instauration de contre-pouvoirs raisonnés se révèlent indispensables.
Quelles que soient les adaptations régionales légitimes et nécessaires, ce modèle demande à être résolument étendu à l'ensemble de la planète : au niveau local tout d'abord, selon le principe de la " bonne gouvernance " ; au niveau universel ensuite, par la mise en place -aussi efficace que possible- d'instances de démocratie internationale et universelle. Ces projets, utopies mobilisatrices, seront d'autant plus difficiles à mettre en place qu'ils se heurtent à de puissants intérêts, aux perspectives contradictoires qui animent les uns et les autres et à leur relative abstraction et éloignement de la base. Ils offrent toutefois la seule issue raisonnable aux difficultés présentes et à venir.
Par ailleurs, il ne peut y avoir de gestion acceptable de la planète que celle qui en respecte les divers équilibres et la considère non comme une carrière ou une mine à exploiter, mais bien comme un " jardin " à entretenir et à cultiver (Genèse 2,15). Cette gestion des biens confiée à l'humanité tout entière se doit aussi de préserver l'avenir et de mettre un point d'honneur à transmettre à nos enfants un monde au moins aussi propre, beau et fécond que celui reçu en héritage. Tels sont les enjeux d'un " développement durable ", longuement évoqués par le document " Environnement et développement" de la FPF et par maintes études du Conseil œcuménique des Eglises 2.

2 Fédération Protestante de France, 47 rue de Clichy, 75009 Paris ;
on peut consulter les documents du COE sur le site www.wcc-coe.org.

Les Eglises dans la mondialisation

Face au phénomène universel de la mondialisation et aux enjeux positifs et négatifs qu'elle recèle les Eglises ne peuvent rester inertes. Elles ne l'ont d'ailleurs pas été et ne le sont toujours pas. En témoignent bien des études et prises de positions, comme la constitution de l'Alliance œcuménique " Agir ensemble " et le récent " Appel à participer à la transformation de la mondialisation économique " de la Fédération luthérienne mondiale.
Le christianisme en général n'a pas été pour rien -directement ou par le biais de la civilisation née en son sein- dans la vision et la réalisation d'un monde aux dimensions de l'universel. Il a même souvent poussé le trait jusqu'à l'excès, allant jusqu'à imposer de façon contestable son idéologie, sa foi et sa domination, contribuant à l'extension brutale d'une globalisation peu respectueuse des différences et des particularités. Mais peut-on dire qu'il n'a fait que cela ou, même, essentiellement cela ? Même s'il lui est arrivé plus souvent qu'à son tour de trahir les valeurs fondamentales qui la fondait, la foi chrétienne assure essentiellement la séparation des pouvoirs (politique, économique et spirituel), est porteuse de l'exigence de respect absolu des petits et des pauvres, engage à défendre les faibles, à critiquer toute domination " impériale " et aide à construire un monde équilibré, juste et solidaire.
Fondamentalement, trois axes méritent d'êtres explorés à ce propos : un axe théologique et " religieux " ; un axe plus spécifiquement éthique ; un axe pratique. Dans la réalité, les trois éléments évoqués sont fortement imbriqués et leur distinction a surtout valeur pédagogique.

· Religions et théologies

Dans le cadre de la mondialisation, les religions peuvent jouer des rôles contradictoires : en fonction de l'idéologie qui les sous-tend, elles peuvent accompagner, faciliter, voire provoquer rencontres et collaborations fructueuses ; elles peuvent aussi justifier des expansions contestables ou renforcer des replis identitaires, durcir des positions partisanes et (contribuer à) alimenter des conflits. Ce faisant, elles répondent -pour le meilleur et pour le pire- à une de leurs principales fonctions, qui les appelle à relier (religare) les hommes entre eux. La mondialisation les contraint donc à s'interroger profondément sur elles-mêmes et sur leurs fondements. En effet, s'il devait s'avérer que les religions suscitent et nourrissent essentiellement défiance et agressivité et conduisent à déchirer le tissu, multicolore certes mais un, de l'humanité, on ne pourrait que les condamner et s'en détourner. Il convient donc pour les religions de rechercher de façon fondamentale en quoi et comment elles sont susceptibles de réaliser leur fonction de " lien " entre les humains de façon positive, universelle et juste.
Par ailleurs, appelées aussi à réaliser un " re-cueillement ", une re-prise et une " re-lecture " de l'existence et de son sens (religere), les religions témoignent d'une transcendance, du fait que les choses sont plus et autres encore que ce qu'indique leur seule matérialité et de ce que " l'homme passe l'homme " (Pascal). Encore convient-il que cette transcendance, dépassant l'homme, ne l'écrase et ne l'aliène pas, mais tende à sa pleine instauration et à son épanouissement tant individuel et spirituel que social et économique. Sur ce plan notamment, la fonction essentielle du religieux revient à témoigner de ce que tout n'est pas négociable et échangeable, à faire " place " à " l'économie du don " à côté de la seule économie marchande. Ce faisant, les religions (liées au développement de la culture et des cultures), peuvent être instruments du " salut " d'un monde qui, autrement irait à sa perte en ne se réduisant qu'à une seule dimension, celle de la matérialité, de l'esprit marchand et de la finance. Sont-elles disposées et comment à traduire cette vocation fondamentale dans le développement de la mondialisation ?
Lorsqu'elles remplissent positivement les tâches évoquées, les religions sont sources de convictions et d'espérance, elles " enchantent " le monde pour le transformer et pour l'habiter. Leurs représentations du monde, leurs rites et leurs éthos forgent capacités et énergies spécifiques, autrement sans doute que ne le fait une perspective platement utilitaire. Comment mettre ces convictions et les bonnes volontés qu'elles forgent au service de la réalisation d'une humanité juste et pacifiée ?
Les religions sont faits culturels et sociaux. De ce fait, elles sont parties prenantes d'un monde sur la voie de la mondialisation. Comment participent-elles à ce mouvement global, au niveau qui leur est propre, c'est-à-dire au niveau des dialogues et entreprises œcuméniques d'une part, inter-religieux/ses d'autre part ?
Le christianisme pour sa part se caractérise à ce stade par les traits suivants : 1. Monothéiste, il affirme qu'il n'y a qu'un seul Dieu, Père de tous les humains ; 2. Plaçant au centre de sa foi Jésus, le Christ -Dieu fait homme-, il ne conçoit celle-ci qu'au service de tout l'homme et de tout homme ; 3. L'esprit de ce même Christ est à l'œuvre aujourd'hui encore et aide à réaliser les attentes du Père. Il en ressort les perspectives éthiques qui suivent .


· Perspectives éthiques

Les Eglises chrétiennes placent l'exigence du respect et de l'épanouissement de l'homme au centre des préoccupations de leur morale. Plus même : elles appellent au souci particulier pour les petits et les faibles et affirment qu'il n'y a d'humanité vraie qu'à travers la réalisation de la solidarité qui -en Jésus-Christ- unit tous les enfants de Dieu. Elles sont particulièrement attentives à ce que la mondialisation se développe dans ce sens et non pas en excluant, opprimant, exploitant et aliénant. Cette perspective générale se déploie alors selon quatre axes principaux :

• Tous les humains sont enfants d'un même Père. C'est dans l'affirmation sans faille et dans la consolidation résolue de leur fraternité que tient leur qualité d'êtres humains. Toute tentation et toute tentative visant à entamer cette solidarité et cette fraternité essentielles doivent être fermement rejetées et combattues. Par ailleurs, l'humanité n'est pas isolée au sein de la création. Celle-ci ne lui appartient pas, elle en fait pleinement partie et en dépend même, de sorte qu'il lui appartient de la respecter et de la protéger et non de l'agresser et de l'exploiter.

• Pour ce faire, il convient en particulier de développer, à la suite de Calvin un " ascétisme modéré " (Eric Fuchs), là où, loin de tout consumérisme individualiste tendant à se développer sans fin, l'homme accepte de jouir pleinement de la vie sans se laisser encombrer par " le mauvais souci de soi " ou " dominer par le souci des choses ". Aussi tout projet visant à augmenter sans autre finalité qu'elle-même une consommation égoïste, tournant à des formes de surconsommation aggravant la crise du développement, doit être fermement condamnée.

• Le respect de l'antique commandement du sabbat indique, de façon emblématique, cette direction. Le " salut " ne peut jamais être l'œuvre de l'homme lui-même, de ses activités et de ses productions. Celles-ci sont certes nécessaires, elles ne sont pas pour autant " salutaires ". C'est dans l'acceptation d'un " Ailleurs ", de l'œuvre d'un Autre encore, d'une manière de gratuité et de légèreté gracieuse - de grâce !-, de la valeur de l'inutile et du " pour rien " que tient la salut des humains. Toute perspective qui viserait pour l'homme à chercher la solution à ses problèmes exclusivement dans le produit de techniques mises en œuvre de façon toujours plus frénétique ne peut que conduire à un destin dont le sort de la puissante armée de Pharaon sombrant dans les flots de la Mer (Exode 14) témoigne à sa façon.

• Devant les incompréhensions et dans les conflits, l'éthique chrétienne se refuse à exacerber les tensions ; elle vise à l'accueil de l'autre, à son écoute, à l'échange de la parole et à la recherche de justes compromis.

· Agir au cœur de la mondialisation

Malgré la séparation et la diversité des Eglises, celles-ci sont -depuis leur origine et de fait- universelles et " catholiques ". Elles représentent donc des réseaux mondiaux particulièrement développés, à l'efficacité globale incontestable. Cette efficacité se trouve orientée, renforcée et redoublée de façon spécifique, là où le développement des communautés chrétiennes s'accompagne d'institutions et œuvres éducatives, sociales, sanitaires et charitables diverses ; là où les Eglises peuvent être comprises comme " réseaux des sans réseaux ". Il convient donc que les diverses perspectives de développement de ces organismes prennent la mesure de la mondialisation, s'y inscrivent et y inscrivent le sens véritable qui doit être le sien : non pas l'hypertrophie gloutonne et obèse d'une minorité de l'humanité au détriment de la majorité, mais le développement équitable et équilibré d'un monde porté par la conviction selon laquelle il n'y a de salut pour lui que si personne n'en est exclu. Face à la mondialisation, les humains -de par la grâce de Dieu- " s'en sortiront " tous ensemble ou périront tous ensemble. Toute formulation alternative ne serait que leurre.


En conclusion :
Face à l'appréciation du présent et à l'appréhension de l'avenir, nous mettons souvent nos espoirs dans des mécanismes, des techniques ou des " progrès " largement illusoires et nous cédons à des peurs obscures qui appellent au repli et à la frilosité. Mais de qui et de quoi avoir réellement peur ?
L'Evangile du Royaume appelle à l'espérance et à la responsabilité. Comme de mauvais démons, il chasse illusions fallacieuses et craintes paralysantes. Il est ouverture. Ouverture sur la largesse d'un monde encore à construire et à habiter, où toutes et tous devront avoir leur juste place. Il dénonce toute " bunkérisation " de sociétés qui tenteraient de préserver leurs avantages en fermant oreilles, coeurs et frontières à la misère qui frappe à leur porte. Il appelle à un dialogue Nord-Sud renouvelé, accorde à chacun une égale et infinie dignité et engage au partage, aux solidarités concrètes et à la fraternité. Il dénonce l'unidimensionnalité d'un monde qui voudrait ne se construire qu'en s'en remettant aux seules forces d'une économie globalisée et d'une culture homogénéisée. Il indique qu'il ne saurait y avoir de justice dans les petites choses, qui ne mette tout en œuvre pour s'assurer dans les grandes -et inversement. Il rappelle combien la création, confiée à la gérance humaine, fut " bonne " un jour et combien désastreux serait d'en faire un champ de ruines.
Certes, face à tant exigences, le découragement pourrait saisir. Il ne s'agit pourtant pas de tout faire : un Autre est déjà à l'œuvre qui ne demande qu'à être rejoint.